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Othmane Saadi : La langue arabe et la langue Tamazight sont les mêmes. KDirect – Actualité

Othmane Saadi : La langue arabe et la langue Tamazight sont les mêmes. 

Pour Othmane Saadi, connu pour ses positions anti-Amazighs, les Amazighs sont des arabes, la langue arabe et la langue Tamazight sont les mêmes,  et d’après ce sinistre personnage, la berbèrité et le berbèrisme sont des inventions Françaises.  

Nous reproduisons ci-après un article paru sur le journal Le Matin, qui parle de ce sinistre personnage pourtant originaire du Pays Chaoui, pays de la Reine Amazigh Dihya, qui a affronté les arabo-musulmans jusqu’à son exécution par ces derniers. 

 

Triste crépuscule ! Egal à lui-même, Othmane Saadi poursuit ses élucubrations. Pour l’octogénaire, (né en 1930), la langue arabe et la langue amazighe sont les mêmes, et les Berbères ont toujours eu l’arabe comme unique langue, pour preuve, écrivait-il, le mot amazigh ne se retrouve que dans les dictionnaires arabes ! En matière de désinformation et de déni identitaire, on peut difficilement faire mieux.

Il faut dire que l’ex-secrétaire permanent du FLN au Caire pendant la révolution, est un fervent défenseur de la langue arabe. Étudiant en 1956 au Caire en lettre arabe, il a été à Bagdad en 1976 pour finaliser son magistère. Il avait fondé en 1990, une association pour la défense de la langue arabe en 1990 (comme si cette langue était en voie de disparition !) et pris part aux nombreuses campagnes d’arabisation de l’après-indépendance qui ont touché l’audio-visuel, les écoles et les universités.

Ce pur produit du trio Boumédiene-Saddam-Nasser a signé par le passé, plusieurs ouvrages, dont deux particulièrement mensongers, qui nient l’existence historique des Amazighs en tant que peuple !

L’un édité en 1983 titré sournoisement « L’arabité de l’Algérie à travers l’histoire » qui se veut une preuve scientifique de l’arabité historique des Algériens, y compris les Amazighs. Et le second porte un titre nauséabond : « Les Amazighs des Arabes ré-arabisés » (**) qui appuie, avec des « preuves » de « première nécessités » la théorie selon laquelle les Amazighs ne sont que des Arabes qui ont oublié d’où ils venaient, autrement dit, des Arabes amnésiques.

Pour la constitutionnalisation du génocide culturel Amazigh et la criminalisation du négationnisme de l’existence des Amazighs

En plus des massacres de masses, des campagnes d’esclavagismes sexuels des femmes et des enfants, la conquête arabe de l’époque islamique, des terres nord-africaines, a été une vraie campagne de génocide culturel. En l’espèce les historiens les plus sérieux sont formels. Mais par quel négationnisme peut-on de nos jours prétendre le contraire ? Les preuves sont faites, et les archives, lettres, correspondances et comptes sur le nombre de nord-africains assassinés, d’esclaves conduits à Damas, offerts aux sultans de Bagdad ou vendus dans les souks de Médine, ne sont plus un secret pour personne.

Depuis l’indépendance, le pouvoir du clan d’Oujda s’est rappelé aux bons souvenirs des « conquistadors » Arabes du 7e siècle, en arrimant tout un pays à un région avec laquelle elle ne partage sans doute que la religion. Les tenants du pouvoir se sont employés d’achever l’œuvre commencée il y a plusieurs siècles. La négation de ce que représente l’Algérie millénaire a été systématique. Le massacre culturel a été carrément institutionnalisé. En plus de 50 ans de règne, le pouvoir est en passe de réussir là où 125 ans de colonisation française, trois siècles de protectorat/occupation turc, des siècles de présence espagnole, vandale, romaine, ou byzantine ont échoué. Cependant, des énergumènes serviles, zélés tels que Athmane Saadi, ont fait le sale boulot pour Boumediene, Taleb El Ibrahimi et Bouteflika pour achever en nous le dernier pouls d’appartenance à la culture autochtone d’Afrique du Nord.

La reconnaissance de la dimension amazighe de l’Algérie, doit inéluctablement passer par la reconnaissance et la constitutionnalisation du génocide culturel qu’a subit le peuple autochtone de ce pays. Par la suite, l’Algérie doit se doter d’un arsenal juridique à même de contrer et d’engager des actions en justice contre les négationnistes de la dimension Amazighe en l’Algérie.

Seule une prise de conscience claire et une mobilisation collective peuvent aboutir à concrétiser ce projet. Il est inadmissible qu’à l’aube du XXIe siècle, des scélérats de tout acabit des falcificateurs de l’histoire, des usurpateurs d’identité continent à sévir sur des médias nationaux en toute impunité.

Les faussaires de l’histoire sont avertis : « Qui combat la vérité sera vaincu »
La Rédaction 

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Catégories :Actualité, Algérie

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