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Le Journal Liberté dans le collimateur des décideurs algériens. KDirect – Actualité

Le Journal Liberté dans le collimateur des décideurs algériens 

Le directeur du journal a indiqué que “l’Anep a rompu de façon unilatérale et sans préavis le contrat qui nous liait à elle”, ajoutant que cette rupture est l’œuvre “de donneurs d’ordre”.

 

Le journal Liberté est passé, depuis samedi dernier, de 20 à 30 DA. Une augmentation imposée par un état de fait que les responsables du quotidien expliquent par plusieurs facteurs. Entre exclusion du journal de la publicité de l’Anep et les pressions politiques exercées sur les annonceurs privés, le journal s’est retrouvé dans l’obligation de revoir à la hausse les prix à la vente pour pouvoir faire face à une véritable asphyxie financière que le pouvoir cherche à lui opposer.

Abrous Outoudert, directeur de publication et gérant du journal, a expliqué qu’il a longtemps hésité avant de prendre cette décision. M. Abrous précise que “cela fait plus de huit mois que l’Anep a rompu de façon unilatérale et sans préavis le contrat qui nous liait à elle”, ajoutant que cette rupture entre Liberté et l’Anep est l’œuvre “de donneurs d’ordre”, pas des responsables de l’Anep.

Le directeur-gérant de Liberté ne s’est pas suffi de dénoncer l’exclusion du journal de la publicité étatique, mais a dénoncé, par ailleurs, “l’instruction faite aux annonceurs privés de ne pas donner de la publicité à Liberté”, alors que le quotidien “est un des meilleurs supports pour les annonceurs”. Le DP a relevé le fait que Liberté n’a en termes de publicité que 2 pages de petites annonces.

Ce qui est impensable pour un quotidien de la taille de Liberté et qui ne lui permet pas de survivre. Sur un autre volet, le responsable du journal a souligné qu’avec “une masse salariale importante, des charges sociales et des frais d’impression que nous payons rubis sur l’ongle, nous commençons à ressentir des difficultés financières”. Il a avoué que par la force des choses, “je me vois contraint de faire du porte-à-porte pour attirer de la publicité”, expliquant que “c’est tout cela qui nous a poussés à revoir à la hausse le prix du journal et je fais confiance à nos lecteurs qui, je n’en doute pas, comprendront les motivations de cette décision”. Il faut rappeler que Liberté emploie près de 200 permanents et plus de 70 collaborateurs. La masse salariale représente 55% des charges totales et les frais de l’impression ont atteint 36% de ces charges.

Le service financier du journal a fait remarquer que les recettes publicitaires en 2016 sont “inférieures au produit des ventes du journal”, la publicité représentant 43% du chiffre d’affaires et les recettes des ventes 57% de ce chiffre d’affaires. Le même service a souligné que la publicité a chuté de 53% entre 2015 et 2016, relevant que depuis bientôt un an la publicité étatique annoncée sur Liberté équivaut à 0 DA, alors que des quotidiens “inconnus” des lecteurs bénéficient de la publicité étatique depuis des années tandis que d’autres sont arrosés d’une manière “indirecte” de la publicité publique.  
M. Mouloudj

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Catégories :Actualité, Algérie

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