Littérature

ℹ Lynda Koudache la plume féminine qui révolutionne la littérature Kabyle. KDirect – Actualité

De plus en plus d’écrivains d’expression Kabyle investissent la littérature dans son aspect romancier.

Si dans le temps, le gros de nos créatrices investissaient surtout dans la poésie, depuis la fin de la première décennie des années 2000, des écrivaines kabyles ont pris sur elles d’enrichir cette littérature de leur touche ô combien vitale puisque comme disait feu Kateb Yacine «une femme qui écrit vaut son pesant d’or». 

Lynda Koudache a récidivé récemment en éditant un second roman sous le tire Tamacahut taneggarut (la dernière histoire), aux Éditions Rouh Nah. Ce roman retrace le cheminement d’une intellectuelle nommée Chabha qui bute sur les pesanteurs de notre société où tout est tabou, tout est interdit pour une femme. Situation qui la conduira vers la dépression et l’asile psychiatrique. Mais comme toujours, c’est au moment où l’on s’y attend le moins et que tout semble perdu que l’amour surgit pour donner sens à une vie et faire valoir sa saveur et sa philosophie. 

Emboitant le pas à Lynda Koudache, voilà qu’une autre romancière, Kaysa Khalifi, qui nous surprend agréablement par son ouvrage Ihulfan (ressentiments) qui est un roman écrit d’un souffle féminin avec une plume à fleur d’émotions et qui nous plonge dans les abysses de l’âme en nous mettant face à une simple question : Que peut l’être face aux choix du cœur et que peut un cœur en ballotage entre deux amours ? Faisant suite aux deux romancières citées, une troisième écrivaine, en l’occurrence Dihya Lwiz qui a déjà édité deux romans en arabe, se joint à l’aventure en publiant un nouveau roman en Kabyle sous le titre Gar igenni d tmurt (entre ciel et terre) enrichissant ainsi la littérature kabyle féminine d’une nouveau jalon et pas des moindres car assurément ce roman fera date dans la jeune histoire de la littérature amazighe tant par les envolées de la plume de notre écrivaine que par la densité de l’histoire et le style de narration.

Il nous suffit pour nous convaincre de savoir que le manuscrit a déjà obtenu le prix Mohamed Dib en 2016. Les férus des belles répliques et des métaphores osées auront pour leur faim avec ces trois romans. Quant à nous, on ne demande pas mieux car comme dit le dicton kabyle : «Acu yettnadi uderghal, d tafat/ de quoi rêve un aveugle sinon de lumière.»

 

Amazigh Aït Slimane

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