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Voici les raisons pour lesquelles l’Algérie ne veut pas céder Tuvirett aux indépendantistes Kabyles – K-DIRECT 

 

ENQUÊTE (KDirect) — Depuis l’émergence de l’idée indépendantiste en Kabylie, le pouvoir algérien ne ménage aucun effort et se focalise d’avantage sur Tuvirett (Ex Bouira), tout porte à croire que le pouvoir algérien ne veut céder un millimètre de Tuvirett et ce en la dékabylisant par tous les moyens afin de l’amputer à la Kabylie. 

Quelle est la raison ? C’est ce que nous allons chercher à comprendre et à développer. 

 

Cela s’est avéré vrai depuis la naissance de la cause indépendantiste Kabyle, les autorités algériennes ont montré leur intérêt particulier à cette partie de la Kabylie Tuvirett (Bouira), qui est effectivement une partie indissociable de celle-ci, les indépendantistes Kabyles, qui sont d’ailleurs très nombreux dans cette région, ne cessent de clamer haut et fort que Tuvirett  (Bouira) est Kabyle et que l’indépendance de la Kabylie ne se fera jamais sans cette partie de la Kabylie.

De son côté, le pouvoir algérien ne ménage aucun effort pour arabiser cette partie de la Kabylie en pratiquant la politique de déportation  de nouveaux habitants arabophones, leur octroyant des logements et du travail dans la région, tous les postes à responsabilité sont réservés aux arabophones pour gérer les affaires de Tuvirett  (Bouira) et ce depuis les années 1970, une politique enclenchée  par l’ancien Président Algérien Houari Boumédiène, le Président Algérien anti-Kabyle de tous les temps, sa politique a fini par porter ses fruits, car Tuvirett aujourd’hui est divisée en deux et ce depuis le déclenchement de cette opération de dépersonnalisation de Tuvirett. Entre Kabyles et arabes, la ville de Tuvirett est devenue le théâtre d’une vraie lutte entre les deux camps depuis des années. Qui va pouvoir régner sur cette ville, les Kabyles ou les arabes ?

L’Algérie ne veut pas céder Tuvirett  (Bouira) aux indépendantistes Kabyles.

Les événements qui ont secoué Tuvirett ces dernières années, nous ont poussé à chercher la genèse de toute cette histoire, pourquoi le pouvoir algérien se montre à un moindre degré désintéressé des activités des indépendantistes à Tizi-Ouzou et à Vgayet (Béjaïa), mais quand il s’agit de Tuvirett (Bouira), c’est toute une armada de policiers, de gendarmes et parfois des militaires qui sont dépêchés dans la région afin d’aider ceux déjà sur place pour empêcher et réprimer toute manifestation organisée par le MAK-Anavad et les indépendantistes en général.

En ce mois de décembre 2017 et à ce jour, des manifestations  pour protester contre les députés algériens qui ont voté non à la promotion de la langue Tamazight ont eu lieu sporadiquement partout en Kabylie et même à Sétif, BBA et Boumerdès sans parler de Tizi-Ouzou et Vgayet, qui ont réussi des marches gigantesques sans aucune intervention policière pour les empêcher, mais à Tuvirett  (Bouira), les autorités algériennes ont dépêché des forces de police pour empêcher tout rassemblement ou marche, des affrontements ont éclatés entre les policiers et les Kabyles, puis entre les résidents arabes et les Kabyles. Les blessés se comptent par dizaines. Certains pensent que le pouvoir algérien n’intervient pas à Tizi-Ouzou et Vgayet, afin d’éviter le pire vu le grand nombre de manifestants dans ces deux régions, il y a un rapport de force imminent, mais comment se fait-il que des marches de « Sétif, BBA et Boumerdès » qui étaient moyennes n’ont pas été réprimées car faciles à empêcher, comparées à celles de Tuvirett qui ont eu lieu  deux jours de suite et qui ont mobilisé à chaque fois plus de 80 000 marcheurs, mais qui ont été quand même perturbées par la police et les voyous dépêchés sur les lieux ?

Pourquoi l’Algérie cherche à dissocier Tuvirett (Bouira) de la Kabylie ? 

En cherchant dans les archives de la France de l’époque coloniale, nous avons découvert des informations importantes, mis à part son potentiel agricole, qui garantira l’autosuffisance alimentaire de la future Kabylie indépendante, Tuvirett (Bouira) est une région pétrolifère, elle produit du pétrole, et c’est la France qui l’avait découvert en 1949, avant même le déclenchement de la guerre de libération

Tuvirett  (Bouira) est une région pétrolifère. 

Le premier champ de pétrole a été découvert en Algérie en 1949 et se trouve à Dirah, 60 km au sud de Tuvirett  (Bouira), fait l’objet, depuis quelque temps, d’un regain d’intérêt après avoir été quasi abandonné par l’entreprise Sonatrach. En effet, nous avons appris de sources fiables que la Sonatrach a relancé les recherches au niveau de ce périmètre compris entre les wilayas de Bouira, Médéa et M’sila une superficie de 41km2.

Pour rappel, l’autorisation d’exploration a été délivrée à l’Enageo (Entreprise Nationale de Géophysique) filiale détenue à 100 % par la holding Sonatrach service parapétroliers (SPP) en 2002, mais celle-ci n’a entamé les recherches qu’en mai 2005. D’après les informations en notre possession, les analyses des premières recherches ont donné des résultats probants avec des gisements perspectifs importants. Aussi des forages, toujours selon nos sources, seront-ils effectués au plus tard début 2006 pour déterminer avec exactitude le volume des réserves de ce champ pétrolifère de même qu’un avis d’appel international sera lancé pour son éventuelle exploitation. Enfin, signalons que le premier champ de pétrole en Algérie a été découvert à Oued-Guetrini dans la région de Dirah, mis en exploitation en 1949. A l’époque, la France coloniale y avait investi pleinement jusqu’à atteindre 180 puits mais, juste après la découverte du pétrole à Hassi-Messaoud en 1956, un désintérêt graduel a été enregistré. Après l’indépendance de l’Algérie, l’entreprise Sonatrach continuait à exploiter le gisement de Dirah mais, au fil des années, des puits tarissaient et d’autres tombaient en panne sans qu’ils fassent l’objet d’une quelconque réparation. Aujourd’hui, il ne subsiste dans ce champ que 15 puits encore en exploitation. Le pétrole brut est puisé et collecté sur place dans de grandes citernes, puis acheminé par camions-citernes vers la station de M’sila où il est injecté dans l’oléoduc allant vers Béjaïa et passant par At Mansour, à 40 km à l’est de Bouira

Tuvirett (Bouira) produit du Gaz naturel et propane.  

Dans un article publié par le quotidien La Dépêche de Kabylie le 22 décembre 2016, l’article a parlé d’un conseil de wilaya tenu le 21 décembre 2016, au niveau du siège de la wilaya de Bouira, en présence du wali Chérifi, des 12 chefs de daïras et de l’ensemble des directeurs de l’exécutif.

Cette réunion était une occasion pour le wali de Bouira d’avoir un tableau exhaustif sur la situation de ce secteur important. Ainsi et d’après l’exposé de la direction de l’énergie (DDE), la wilaya de Bouira occupe une place stratégique en matière d’énergie, et ce, compte-tenu de sa situation géographique, de l’importance des réseaux d’électricité et de gaz et des richesses naturelles dont elle dispose. Toujours selon la même source, la wilaya de Bouira vient tout juste d’accroitre sa production pétrolière au niveau du champ pétrolier d’Oued Guetrine, dans la commune de Dirah au sud de la wilaya, géré par l’entreprise publique Sonatrach. Actuellement, la production avoisine les 165 barils par jour pour les 15 puits que compte ce site, avec une valeur estimé à plus de 200 millions de DA par jour. Selon le directeur de l’énergie, un autre champ est actuellement en exploration au niveau de la commune de Hadjra Zergua, toujours au sud de la wilaya. La production du gaz butane et propane est actuellement estimé à 10 000 tonnes et près de 30 000 bouteilles de gaz par jour au niveau des deux centres d’enfutage de Chorfa et d’Oued El-Berdi. Concernant le secteur du carburant, le même rapport assure que la wilaya dispose de 45 stations-services réparties sur 32 communes de la wilaya. 19 autres stations sont projetées et seront réalisées au cours de l’année prochaine. Le raccordement au réseau électrique est estimé à 99%, et pas moins de 175 000 abonnés sont reliés à partir de 6 postes électriques de production, installés au niveau des communes d’El-Esnam, Bouira, Lakhdaria, Saharidj, Ridan et Sour El-Ghozlane. Le taux de raccordement au gaz de ville est estimé à 70% et devra passer à 83% d’ici la fin 2017, avec notamment le raccordement des communes de Souk El-Khmiss, El-Mokrani, Mâala, Guerouma, Zbarbar et Bouderbalah. Le nombre d’abonnés à travers toute la wilaya avoisine les 100 000 abonnés. Ces derniers sont raccordés à partir de deux gazoducs, Hassi Rmel-Alger et El Kseur-Bouira.

 

Pour pénaliser les Kabyles et la Kabylie, il se pourrait que le pouvoir algérien serait  prêt à céder à une probable indépendance de la Kabylie mais sans Tuvirett, afin de l’empêcher d’accéder à son indépendance énergétique, et pourquoi pas la garder dépendante des hydrocarbures algériens, qui seront un grand moyen de pression sur la Kabylie et sa politique étrangère.

 

 

Augustin.C  


K-DIRECT 1002 DÉC 2017



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Catégories :Actualité, Algérie, Kabylie

7 réponses »

  1. L Algérie restera une et unique et l’indépendance de la principauté kabyle comme Monaco .moi je préfère une fédération comme les Suisses ou comme l Allemagne…comme disait Jurgutha L Afrique aux Africain… devant le sénat de rome.

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    • @Zenaty Le problème c’est que toi comme tous les nationalistes de pacotilles tu parles de « l’algérie unique » mais tu vis en France et tu es prêt a vendre père et mère pour un visa ou une CI française.
      C’est pour ça que ton bled algérien n’a aucun passé et surtout aucun avenir avec des gens comme toi qui constitue l’essentiel des nationalistes algériens.
      Les Kabyles eux iront vivre en Kabylie libérée car eux ce sont des vrais patriotes qui aiment leur pays la Kabylie, et son prets à se battre et mourir pour elle, parce que eux ce sont des sédentaires, attachés à leur terre ancestrale et non des nomades bédouins qui s’installent chez les autres et qui une fois qu’il y a plus rien manger continuent leur nomadisme pour aller piller les richesses des autres. La Kabylie indépendante est inéluctable. Une fois l’indépendance acquise, les Kabyles feront de ce pays un grand pays car le peuple kabyle est un grand peuple qui depuis des siècles voire des millénaires a toujours su rester debout, car attachée à sa liberté et à sa dignité. Toutes les grandes avancées humaines sont nés des sédentaires, jamais rien n’est sorti des nomades et surtout des bédouins arabes qui partout n’ont apportés que le désastre, la destruction et la mort. On vous laisse vous barbouiller dans vos marécages nauséabonds arabo islamique, nous on va rejoindre le monde libre et civilisé.

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  2. Pourquoi creer du racisme quand on sait que toute l Algerie est berberarabe voir Numidie d’ou viennent les pays du Maghreb nous devons rester unis car nous sommes tous egaux

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